Sensibilité au gluten

Les expressions « sensibilité au gluten » et « intolérance au gluten » sont utilisées de façon interchangeable. D’une certaine manière, toute personne aux prises avec la maladie coeliaque est en fait « sensible » au gluten. Toutefois, cette expression devrait être utilisée pour désigner toute personne qui peut éprouver divers symptômes lorsqu’elle consomme du gluten et se sent mieux lorsqu’elle suit un régime sans gluten, mais n’est pas atteinte de la maladie coeliaque.

Il est préférable de désigner cette affection par l’expression « sensibilité au gluten non liée à la maladie coeliaque ». L’organisme des personnes aux prises avec ce problème n’a pas recours à la médiation par l’IgE et ne produit pas d’anticorps tTG. La biopsie donne des résultats normaux et l’intestin n’est pas endommagé.

Les symptômes courants de la sensibilité au gluten comprennent des douleurs abdominales similaires à celles provoquées par le syndrome du côlon irritable, la fatigue, les maux de tête et la paresthésie (fourmillements dans les extrémités). Il se pourrait également qu’un sous-groupe de patients atteints de problèmes psychiatriques comme la schizophrénie soit touché par la sensibilité au gluten.

Le phénomène de la sensibilité au gluten fait l’objet d’études. La prévalence de cette affection n’est pas bien connue, car aucun test diagnostique n’est disponible et les gens posent souvent eux-mêmes ce diagnostic. En outre, on ne sait pas vraiment si ce problème est permanent ou si certains peuvent le surmonter avec le temps.

Extrait de « Gluten-Related Disorders: Understanding the Terminology », Dr Mohsin Rashid, Celiac News, novembre 2011.

?>